Depuis les années 60 plusieurs marques tentent de proposer en vain une transmission à variation continue. Deutz offre une réponse en septembre 2001 avec la transmission TTV sur les Agrotron 1130, 1145 et 1160. C’est le début d’un grand succès.
DEUTZ s‘est toujours distingué de la concurrence par son refroidissement à air. Les transmissions DEUTZ ou ZF d’une efficacité redoutable contribuent aussi aux économies globales. Synchronisation complète des vitesses et des gammes, étagement parfait, mais surtout un excellent rendement, aux roues comme à la prise de force sont les points forts historiques de DEUTZ.
La vitesse continue sur les tracteurs reste un long débat depuis les années 60. La seule solution qui réponde est l’hydrostatique dont le rendement est médiocre. Plusieurs constructeurs ont proposé de telles transmissions sans grand succès. Coût excessif d’achat, peu de performance, fiabilité aléatoire, complexité. La transmission powershift répondra partiellement au besoin grâce au passage sous charge, mais ce n’est pas une variation continue. Son rendement est moyen. Fendt répond au besoin après 25 ans de recherche avec le Vario en 1997 sans garantie que la clientèle adhère au concept.
De son côté Deutz développe avec ZF une transmission qui présente l’avantage d’allier le rendement d’une transmission mécanique à plusieurs étages, couplée à une unité hydrostatique qui module la vitesse entre les quatre plages. C’est la TTV qui est proposée sur trois modèles à partir de septembre 2001 en France. Deutz est précurseur et restera presque seul pendant de nombreuses années à proposer cette solution novatrice.
La transmission TTV de première génération est composée de quatre trains épicycloïdaux dont les plages de travail sont de 0 à 5 km/h, 0 à 10 km/ h, 0 à 20 km/h et 0 à 40 km/h ou 50 km/h selon les législations. La solution est de coupler l’un des trains épicycloïdaux à l’unité hydrostatique, ce qui permet de travailler en continu sur une plage étroite de vitesse. Ce principe simple permet de fortement limiter les pertes de puissance de l’hydraulique. La transmission TTV conserve un inverseur et dispose d’une unité électrohydraulique avec distributeur électronique. Il en résulte un excellent rendement global de la transmission de puissance. L’électronique permet de gérer l’ensemble en toute transparence pour le chauffeur.
Avec la TTV, le chauffeur peut choisir le mode prise de force lorsque l’on doit travailler à régime moteur constant. Lorsqu’on recherche juste une vitesse d’avancement, c’est l’électronique qui gère et optimise le régime moteur en fonction du couple demandé, d’où une économie de carburant permanente. Le pilotage cherche toujours l’optimum en fonction de la charge demandée. Le pari est réussi. Depuis 20 ans, DEUTZ qui se préoccupe des économies de carburants sur ses tracteurs en travaillant sur l’économie au niveau des moteurs, propose une transmission continue sans surconsommation due à celle-ci. Avec des moteurs économiques alliés à la TTV, DEUTZ reste parmi les meilleurs en termes de coût global pour l’utilisateur. Devant le succès de cette transmission, DEUTZ étendra progressivement la transmission TTV à de nombreux modèles. La concurrence développera des transmissions dont le principe sera voisin de la TTV. DEUTZ conservera toujours une avance technique indéniable.
Aujourd’hui, la transmission à variation continue s’est généralisée. Certaines marques bénéficient de synergies de groupe pour équiper leurs tracteurs. De son côté, depuis 20 ans DEUTZ continue de travailler sur l’optimisation du rendement de ses transmissions et propose désormais une nouvelle transmission à variation continue de sa conception, totalement retravaillée. Toujours une longueur d’avance !
La transition Stage V et le renouvellement intégral de ses gammes élevage n’a en aucun cas été synonyme de réduction des modèles et des plateformes chez Deutz-Fahr !!
En effet, la volonté du constructeur de proposer tous types de produits et de solutions pour ses éleveurs reste intacte de manière à répondre à toutes les attentes des élevages français. De 50 à 180 chevaux, Deutz-Fahr s’adapte à tous les besoins en matière de châssis, transmissions, hydraulique… D’une transmission mécanique simple à une transmission tripleur en passant par de la Full-Powershift ou robotisée jusqu’à la variation continue dès 110 chevaux, rien ne manque à l’échiquier.
Vous souhaitez une tracteur arceau à prix attractif ?
La première solution basée sur un choix économique avec le Série 4E Stage V vous permet d’accéder à un tracteur arceau simple d’utilisation. Une transmission mécanique 15+15, 3 distributeurs et 3 régimes de prise de force permettent à ce tracteur passe partout de soutenir l’éleveur tout au long de la journée dans son exploitation. Sa prédisposition chargeur ReadyKit d’usine lui confère une polyvalence additionnelle.
Vous souhaitez une cabine ?
Deutz-Fahr a la solution avec le Série 5D Keyline Stage V ! Positionné sur la même logique que le Série 4E, avec un rapport prix/produit agressif, il vous permettra de rester au chaud ou au frais grâce à sa climatisation. Sa cabine XL apporte un confort d’utilisation et une forte visibilité. Polyvalence toujours au rendez-vous avec une capacité de relevage arrière atteignant 3500Kg permet de réaliser des travaux de cours de ferme mais aussi des travaux aux champs. Le ReadyKit lui aussi disponible d’usine avec commande téléflexible renforce encore une fois la polyvalence de cette machine dédiée à l’élevage mais aussi aux collectivités ou aux marchés para agricole (haras…)
Vous souhaitez un inverseur électrohydraulique ?
Ça sera plus qu’un inverseur avec le Série 5D GS Stage V. En effet, l’inverseur chez Deutz-Fahr est synonyme de la fonction Stop&Go (Arrêt du tracteur sans débrayer), SenseCltutch (Réglage de l’agressivité de l’inverseur sur 5 niveaux) et ConfortClutch (Passage des vitesses sans débrayer en appuyant sur un bouton). Équipé d’une transmission 30+15, il commence à s’adresser à des exploitations recherchant un tracteur plus axé aux travaux des champs. Son moteur FARMotion 4 cylindres atteignant jusqu’à 105 chevaux lui confère un couple répondant à ce critère.
Vous souhaitez du 34 ou 38 pouces et plus de confort et de puissance ?
Le Série 5 Stage V est là pour ça. De 95 à 125 chevaux, son moteur FARMotion s’associe à des caractéristiques techniques de tracteur de plein champs : transmission à 3 rapports sous charge (60+60), relevage électronique avec PDF Auto. Les 4 régimes de prise de force, jusqu’à 4 distributeurs associés à une pompe de 90 l/mn sur demande et additionnés à la pompe de direction indépendante poussent la Série 5 sur le segment des tracteurs dédiés aux travaux plus intensifs d’une exploitation d’élevage. La cabine 4 montants TopVision offre une visibilité unique sur le marché permettant un confort lors de l’utilisation du chargeur notamment.
Vous souhaitez plus de puissance, de confort et de technologies ?
La Série 6C PS / 6C RVshift & 6C TTV Stage V a été développée pour cela. De 115 à 135 chevaux, le pont avant suspendu vous soutiendra tout au long de vos journées de travail. La transmission RVshift de dernière génération développée et produite spécifiquement par Deutz-Fahr est basée sur un concept Full-Powershift (20+16). Son nouveau joystick et ses modes de conduite permettent de propulser l’utilisateur sur un tracteur aux technologies de dernier cris. Et pour ceux souhaitant le nec plus ultra, la variation continue TTV répondra à leurs attentes. La pompe de 120 l/mn LS, le relevage arrière de 7000Kg et la solution mixte des distributeurs dont deux contrôlés électroniquement font de la Série 6C le réel tracteur haut de gamme qui peut répondre aux attentes d’un tracteur de tête dans une exploitation notamment grâce aux solution SDF Smart Farming Solutions intégrées en option (Autoguidage, ISOBUS, iMonitor…).
Vous souhaitez plus de capacités et de puissance ?
La nouvelle Série 6.4 RVshift ou TTV (6130.4 à 6150.4) est désormais disponible. La cabine MaxiVision surplombe un châssis nouvellement développé : nouveau pont avant & arrière, nouvelle transmission…
Les nouveaux modèles sont disponibles en trois variantes (6130.4 – 6140.4 – 6150.4), toutes partageant un design contemporain et accrocheur en accord avec le style de la gamme DEUTZ-FAHR actuelle. Avec des puissances maximales de respectivement 136, 147 et 156 ch, les trois variantes sont proposées avec un choix de deux types de transmission : l’innovante RVshift, qui a remporté avec son concept FullPowershift le prix « Innovation technique EIMA », et le TTV une transmission à variation continue.
Les caractéristiques technologiques de pointe des nouveaux modèles 6.4 en font le choix idéal pour toute exploitation agricole qui a besoin d’une machine capable de s’attaquer à une grande variété de tâches, de la préparation du sol et de la fenaison, du travail au chargeur frontal au transport routier et l’utilisation au déneigement. Quelle que soit l’application, un confort extraordinaire est garanti à bord du tracteur de la série 6.4 avec des cabines suspendues MaxiVision avec accoudoirs multifonctions ergonomiques et commandes intuitives, des ponts avant avec suspension hydraulique et un choix de solutions SDF Smart Farming pour l’agriculture de précision.
La stratégie de Deutz-Fahr sur le segment de l’élevage reste donc inchangée : développement de ses produit de A à Z via son bureau d’étude et production en intégralité dans ses usines. Une maitrise industrielle loin d’être anodine lorsqu’on constate le nombre de plateformes et solutions disponibles, proposées dans un seul but : s’adapter à toutes les exigences de l’agriculture mais surtout de ses clients et de sa communauté #DeutzFahrmer.
Un élevage, un tracteur, une solution reflète donc bien la problématique actuelle de l’élevage français :
VOTRE ÉLEVAGE, VOTRE TRACTEUR, VOTRE CHOIX, à laquelle Deutz-Fahr s’efforce de répondre !
Le tractoriste vient d’annoncer la reconduction de son roadshow avec trois étapes supplémentaires cette année, soit neuf. L’occasion de découvrir les nouveautés de la marque et de se faire quelques frissons lors du show organisé à chaque étape.
Deutz-Fahr part à la rencontre des agriculteurs grâce à son roadshow baptisé le Deutz-FahrmerFestival 2023. La marque mise à nouveau sur son événement pour souligner son dynamisme !
Déjà 8 ans que le tractoriste sillonne les routes de France. Après des milliers de kilomètres parcourus et en raison du succès de l’édition passée, le constructeur a décidé de donner de l’ampleur à son roadshow avec neuf étapes (contre six précédemment) en France du 18 avril au 12 mai 2023. Quatre semaines intensives pour le convoi Deutz-Fahr, composé de 4 semi-remorques et plus de 5 camions, qui suivra l’événement afin d’offrir une expérience originale aux fans de machinisme.
80 % du réseau de concessionnaires mobilisé
Au programme : le lancement officiel de la dernière génération de tracteurs de la série 6.4 RVS/TTV composé de trois engins (6130.4, 6140.4, 6150.4). Ce sera une première pour les tracteurs sur le territoire français. Sans oublier la version Warrior JavaGreen, qui sera revêtue par le 8280TTV de la tournée. Les équipes de la filiale française Deutz-Fahr France seront sur place, ainsi que 80 % du réseau de concessionnaires, qui sera mobilisé pour l’occasion. Le maître mot de l’événement : proximité avec les agriculteurs durant ces journées et convivialité.
Le rendez-vous est donné sur les étapes du tour de 11 à 16 h avec sur chaque étape :
- Essais tracteurs
- Test de traction
- Test de consommation en partenariat avec les chambres d’agriculture
- Animations (ball-trap, réalité virtuelle…)
- Restauration gratuite
- Show de la gamme Deutz-Fahr

A souligner aussi la naissance de la mascotte « Deutzi », que les followers de la marque ont baptisé sur les réseaux sociaux, mais également le renouvellement du traditionnel show pour faire froid dans le dos des participants. Enfin, le distributeur France Pneus Sélection présentera sa gamme de pneumatiques chinois Maxam. Sans oublier les chargeurs frontaux Stoll, qui signent leur retour au sein du dispositif via différents ateliers.
En février, les concessionnaires DEUTZ-FAHR se sont succédés à l’usine DEUTZ-FAHR Land à Lauingen, en Allemange, le temps de formations commerciales.
4 semaines d’échanges constructifs, de moments de partage, de cohésion d’équipe et de présentation des nouveaux modèles pour vos concessionnaires qui vous attendent d’ores et déjà en concession pour vos futurs projets et vous présenter les événements 2023 !
A l’exposition Allemande DLG de 1972, Deutz présente le premier modèle de son programme Intrac System 2000, l’Intrac 2002, un concept révolutionnaire qui va bousculer les concurrents, Mercedes en particulier.
Le tracteur agricole traditionnel a pour principale vocation la traction. Il manque de polyvalence avec son seul système d’attelage arrière. Le relevage avant est rare. Les opérations de précision obligent le chauffeur à se contorsionner. Deutz s’accroche à ce sujet et va proposer une vraie réponse avec l’Intrac System 2000.
La notion de porteur polyvalent date des années 50. Allis Chalmers propose son porte outils. Celui-ci se limite à une excellente vision avant. Fendt propose son GT qui lui est un excellent porteur. La visibilité avant devient nulle dès lors qu’on pose une cuve sur la poutre avant.
Pour Deutz, la solution est limpide. La cabine doit être positionnée à l’avant de l’engin, ce qui donnera une visibilité exceptionnelle quelle que soient les conditions d’utilisation. La marque va partir de la base mécanique d’un tracteur de sa gamme, le 50 06 et va en refondre totalement l’architecture. Nous sommes en 1972. Deutz s’inspire des formes à pan coupés du LEM, le véhicule qui a servi à atterrir sur la lune. Il en découle une cellule de conduite très originale avec une vision périphérique avant et latérale unique. Avec ce tracteur Deutz propose un relevage avant qui permet de positionner des outils tels que rampe de traitement, bineuse etc… Les outils adaptés à l’Intrac sont développés avec la société Rau Amazoneet Evrard notamment. A l’arrière de la cabine, on peut poser une cuve où une réserve d’engrais. Enfin à l’arrière on retrouve l’attelage classique avec crochet polyvalent et relevage trois points. L’Intrac 2002 est donc l’arme pour se différencier et répondre aux exigences des cultures en lignes. Chez les éleveurs, on attèle une faucheuse avant, une autochargeuse en vrac à l’arrière. La vraie polyvalence du tracteur est née grâce à Deutz.
Le créneau est tellement convoité que Mercedes, qui avec trois ingénieurs développe le MB trac en secret, apprend que Deutz va présenter l’Intrac à l’exposition DLG de 1972. Mercedes accélère ses études pour être en mesure de présenter le prototype de ce qui deviendra le MB Trac 65/70. A l’exposition DLG, les deux concurrents font sensations, Deutz pour son originalité, Mercedes pour son nouvel engin dérivé de l’Unimog.
Mais c’est Deutz qui incontestablement fait la une avec son design très original, sans concurrence.
Le concept séduit, mais malheureusement, la conception en petite série, si particulière génère des coûts de production élevés qui freinent les ventes. Par ailleurs, la puissance de l’Intrac est trop limitée. Dès 1974, Deutz propose l’Intrac 2003 de 60 ch à moteur 4 cylindres en place du précédent 3 cylindres de 51 ch du 2002. Majoritairement la clientèle achète la version à 2003 A, à 4 roues motrices, la cabine apportant un surpoids non négligeable sur l’essieu avant, ce qui limite les capacités de franchissement en version à 2 roues motrices.
Parallèlement, Deutz poursuivra le développement de l’Intrac System 2000 avec le 2005 à transmission hydrostatique, séduisant. Mais le modèle à 5 cylindres suivi du 2006 à 6 cylindres resteront tous deux à l’état de prototype. L’entrainement hydraulique d’origine Linde avait un trop mauvais rendement. Deutz est en avance de 30 ans. La technique ne permet pas encore la conception de transmissions viables économiquement, avec un rendement correct.
La série se poursuivra en petite puissance avec le modèle 2004 de 70 ch équipé d’une cabine beaucoup plus consensuelle, d’origine Danoise, Sékura qui améliore sensiblement le confort. Enfin, la dernière série des Intrac sera la gamme des 6. 05 à 6.60 entre 1987 et 1991, développée en collaboration avec… Mercedes. Leur carrière éphémère s’achèvera en 1991 en même temps que l’arrêt des MB Trac.
Révolutionnaire, l’Intrac l’était. Mais il était malheureusement trop cher. Il lui aurait fallu d’emblée 4 roues égales, ce qui aurait largement amélioré son adhérence… au détriment de la maniabilité. Aujourd’hui, L’Intrac est un objet de collection très recherché qui a marqué toute une génération d’agriculteurs.